Les objets anciens du XVIIIe siècle : témoins d’un raffinement intemporel
- Maison des Estimations
- 9 sept. 2025
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Dernière mise à jour : 16 sept. 2025
Aux XVIIe et XVIIIe siècles, l’Europe, et plus particulièrement la France, connaît un véritable âge d’or des arts décoratifs. Le XVIIe siècle est marqué par le règne de Louis XIV, dit le Roi Soleil, qui impose le style baroque puis classique avec faste et rigueur. Dans le domaine de l’ébénisterie, André-Charles Boulle s’illustre par ses marqueteries en écaille et en cuivre, devenues emblématiques du mobilier royal. À la même époque, les horlogers rivalisent de précision et de raffinement, créant des pendules monumentales ou de délicates montres de poche. L’art est alors au service du pouvoir, et chaque meuble, chaque objet devient le symbole de la grandeur monarchique. Les tapisseries des Gobelins, les miroirs monumentaux ou encore les consoles richement sculptées participent à ce programme décoratif grandiose qui imprègne les palais et les demeures aristocratiques.
Au XVIIIe siècle, les influences évoluent avec le passage du style Régence vers le rococo sous Louis XV, puis vers le néoclassicisme sous Louis XVI. Les courbes gracieuses, les motifs floraux et la légèreté caractérisent les intérieurs du rococo, où l’on retrouve des commodes galbées, des secrétaires raffinés et de charmants objets d’art comme les éventails ou les boîtes à priser. Les grands ébénistes tels que Jean-François Oeben, Jean-Henri Riesener ou encore Georges Jacob marquent cette période par leurs créations d’un luxe discret mais raffiné. Dans le domaine de l’horlogerie, Abraham-Louis Breguet révolutionne la précision et l’esthétique des montres, qui deviennent de véritables bijoux techniques. Le néoclassicisme de la fin du siècle, influencé par l’Antiquité, ramène la rigueur des lignes droites, avec des sièges à dossier carré, des tables sobres et des objets décoratifs inspirés de la Rome antique. Ainsi, ces deux siècles voient s’épanouir une diversité de styles et d’artisans, dont les chefs-d’œuvre incarnent encore aujourd’hui l’élégance et le savoir-faire de l’art français.
L’expertise d’une pendule ancienne repose sur plusieurs éléments essentiels :
La matière : le bronze, ses patines, son usure naturelle et la finesse de la ciselure.
Le sujet : les thèmes représentés, souvent empruntés à la mythologie ou à l’histoire antique, apportent des indices précieux.
L’époque : l’identification du style (Louis XVI, Empire, Restauration, Louis-Philippe, etc.) permet de situer l’objet dans son contexte historique.
L’horloger : la signature, le mécanisme ou la facture du mouvement sont autant d’éléments qui orientent l’évaluation.
Chaque détail compte : un cadran émaillé intact, un mécanisme d’origine ou une base finement décorée peuvent considérablement influer sur la valeur de l’objet.
L’expertise de notre cabinet
Pour garantir une estimation juste et rigoureuse, notre cabinet s’appuie sur l’expérience de Jean-Eudes Schoppmann, expert en mobilier et objets d’art ancien. Grâce à sa connaissance approfondie des techniques et des styles, nous accompagnons collectionneurs et vendeurs dans l’expertise, l’achat immédiat ou la vente aux enchères de pièces d’exception.
Cartel : Commode bombée du XVIIIe siècle - Paire de bougeoirs en argent - Paire de fauteuil cabriolet par Claude Gorgu, maître en 1770.











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