La céramique des XVIIe et XVIIIe siècles : un patrimoine raffiné à redécouvrir
- Maison des Estimations
- 6 oct. 2025
- 2 min de lecture

Aux XVIIe et XVIIIe siècles, la céramique connaît un véritable âge d’or en Europe. Elle s’impose non seulement comme un objet du quotidien mais aussi comme un symbole de prestige et de raffinement. Les artisans et les grandes manufactures rivalisent de savoir-faire pour produire des pièces d’une qualité exceptionnelle qui séduisent aussi bien les élites que la bourgeoisie montante.
Les objets réalisés à cette époque sont variés et témoignent de la richesse de l’art de vivre. La vaisselle de table, indispensable pour orner les banquets, prend des formes élégantes : assiettes décorées, plats à motifs floraux, terrines ou soupières richement émaillées. Les vases, quant à eux, sont utilisés à la fois comme contenants et comme éléments décoratifs, arborant souvent des peintures délicates ou des reliefs travaillés. On trouve également des objets plus spécifiques tels que les barbières, ces bassins destinés à la toilette, ou encore des statuettes et pièces décoratives destinées aux intérieurs aristocratiques.
Les grandes manufactures marquent profondément cette période. En France, Rouen et Nevers se distinguent par leurs faïences peintes aux couleurs vives, tandis que les Tuileries et surtout la Manufacture de Sèvres acquièrent une renommée internationale grâce à leurs porcelaines fines et somptueuses. Hors de France, l’Allemagne avec Meissen devient pionnière dans la production de la porcelaine dure, imitant puis dépassant les modèles chinois. En Italie, Capodimonte impose également son style raffiné, reconnu pour ses figurines et ses décors minutieux. Ces centres de production ont chacun développé une identité forte, contribuant à l’extraordinaire diversité de la céramique européenne.
L’expertise de la céramique repose sur l’étude de nombreux critères, parmi lesquels :
La pâte et sa qualité : dure, tendre ou faïencière, qui renseigne sur la technique et l’origine.
La cuisson et l’émail : leur aspect, leur finesse et leurs éventuelles altérations.
La palette de couleurs : certaines teintes étant propres à des manufactures ou à une époque précise.
Le style et l’iconographie : motifs floraux, scènes mythologiques, chinoiseries, ou décors géométriques.
Les marques et signatures : souvent dissimulées au revers, elles permettent d’identifier une manufacture ou un atelier.
L’état de conservation : restaurations, éclats ou fêlures influant fortement sur la valeur.
L’œil de l’expert est indispensable pour authentifier, situer historiquement et estimer la juste valeur de chaque pièce.
Notre cabinet d’expertise s’inscrit dans cette tradition de valorisation du patrimoine. Forts d’une connaissance
approfondie de l’histoire de la céramique et des grands centres de production européens, nous accompagnons collectionneurs, héritiers et amateurs dans l’identification et l’estimation de leurs pièces. Notre rôle est de faire le lien entre l’objet et son histoire, de restituer toute la richesse culturelle et artistique qu’il incarne, et d’offrir une expertise fiable permettant de mettre en lumière le véritable intérêt de chaque céramique.
Ainsi, qu’il s’agisse d’une vaisselle de Nevers, d’un vase de Sèvres ou d’une figurine de Meissen, chaque pièce conserve une part de l’élégance et du raffinement des XVIIe et XVIIIe siècles. Grâce à un regard attentif et rigoureux, notre cabinet contribue à perpétuer la connaissance et la valorisation de ce patrimoine exceptionnel.





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